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  • Gel des contrats aidés, pénibilité: et le handicap ?

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    Les travailleurs handicapés sont-ils eux aussi menacés par les réformes du code du travail ? Gel des contrats aidés, allégements du compte pénibilité : les associations estiment qu'ils avaient de bonnes raisons de descendre dans la rue le 12 septembre 2017.

    Des élus écologistes ont déposé un référé-suspension contre le gel des contrats aidés, que le Conseil d'Etat examinera le 20 septembre 2017, ont-ils annoncé le 11 septembre dans un communiqué. "Pour les requérants, cette décision viole le principe de sécurité juridique mais également celle de continuité du service public et du droit à l'emploi. Dans l'immédiat, ce référé-suspension doit permettre de débloquer les renouvellements et embauches prévus pour la rentrée et l'automne", explique l'association Pouvoir citoyen.

    Travailleurs handicapés menacés ?

    "Partout en France, la fin brutale des contrats aidés menace ici la bonne tenue de la rentrée scolaire, là l'accompagnement des personnes en situation de handicap ou encore fragilisent le fonctionnement des associations notamment environnementales et d'insertion sociale", dénoncent-ils. Depuis le dépôt du recours le 1er septembre, le collectif des Associations Citoyennes, qui regroupe plus de 1 500 associations, et deux associations d'anciens combattants, se sont jointes à l'action engagée par les élus écologistes, précisent-ils. Un rassemblement aura lieu avant l'audience, le 20 septembre à 13h place du Palais-Royal.

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  • Réforme Code du travail : quelques mentions du handicap

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    La réforme du Code du travail est dévoilée par le gouvernement le 31 août 2017. Elle concerne tous les salariés, y compris handicapés. Quelques points les mentionnent néanmoins plus particulièrement, notamment via le compte pénibilité.

    Fin du suspense pour la réforme du Code du travail ! Le texte de 200 pages a été présenté aux partenaires sociaux le 31 août 2017 par le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Son ministère publie sur son site les cinq ordonnances, avec la liste des 36 mesures (en lien ci-dessous) "d'une ampleur inégalée", qualifiées de "concrètes et opérationnelles pour l'emploi, les entreprises et les salariés en France". Elles promettent "plus de liberté, plus de protection et plus d'égalité des chances". Sans que ces mesures ne concernent spécifiquement les travailleurs en situation de handicap ou de pénibilité, puisque le droit commun s'applique à tous, quelques-unes en font mention.

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  • Coup de frein des contrats aidés : menace sur la rentrée ?

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    Le coup de frein sur les contrats aidés annoncé par le gouvernement menace-t-il la rentrée des élèves handicapés ? Il promet une exception pour l'Education nationale. Pour certains, le compte n'est pourtant pas bon !

    Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du handicap, affirmait, le 26 juillet 2017, dans une interview accordée au journal La Croix, qu'il y aura, à la rentrée de septembre, le "nombre de contrats suffisants pour accompagner les enfants en situation de handicap", en assurant que les emplois d'AVS seraient "modernisés, professionnalisés et pérennisés".

    Un gel presque total

    Pourtant, peu de temps après, une autre annonce, celle de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sème la pagaille : le coup de frein sur les contrats aidés. "Il convient impérativement et sans dérogation de suspendre toutes les prescriptions pour les CIE et pour les CAE", écrit un adjoint au directeur régional d'Ile-de-France de Pôle emploi, dans un courriel adressé le 10 août aux directeurs territoriaux de sa région, à qui il demande une "stricte application de ces mesures". Une solution radicale qui ne concerne évidemment pas uniquement l'Ile-de-France. Pour les contrats uniques d'insertion (CIE) du secteur marchand, il est ainsi "demandé de stopper les prescriptions" ; en d'autres termes, plus aucun contrat à destination des entreprises ne sera accepté. Pour les contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE), secteur non-marchand, "les priorités arrêtées portent strictement sur l'outre-mer, l'Education nationale, le secteur sanitaire et social".

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  • L'apprentissage, c'est possible pour tous !

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    Dans l'esprit du public, l'apprentissage a encore trop l'image de "l'arpète" qui trime chez un artisan. La réalité est évidemment tout autre : cette voie de formation professionnelle qui mixe cours théoriques et application en emploi débouche sur des diplômes d'État, des métiers reconnus et attrayants, tout en procurant à l'apprenti le début de son autonomie puisqu'il est salarié tout au long de son contrat. "J'y vois une double vocation, explique Ursula Paturel, Référente handicap du Bureau de la Prévention des Risques Professionnels du Centre d'Action Sociale de la ville de Paris. D'une part se former y compris en acquérant un diplôme d'État, c'est particulièrement intéressant pour les travailleurs handicapés. Deuxième argument, l'apprentissage est un bon moyen d'entrée dans la fonction publique. Si tout se passe bien, il existe une possibilité que cela débouche sur un recrutement au terme de la formation. Pour nous, l'intérêt est de repérer des jeunes qui correspondent à nos métiers, et aussi de lutter contre les préjugés. L'apprentissage démontre les capacités." Avec de sérieuses garanties : c'est un Centre de Formation des Apprentis qui assure les cours théoriques, éventuellement en partenariat avec des établissements d'enseignement, propose des postes en entreprise, et un maitre d'apprentissage supervise l'ensemble.

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  • Handi & capables, une campagne vise l'enseignement supérieur

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    Suivre des études malgré le handicap est évidemment possible. Si le message paraît simple à faire passer, les préjugés persistent encore. Pour cette raison, l'asso "Hangagés" cible, fin juillet 2017, l'enseignement supérieur avec une campagne choc.

    Chef de projet, directeur commercial, ingénieur… Malgré leur handicap, Sonia, Nicolas et Rémi sont diplômés d'un master 2 et poursuivent une carrière professionnelle. Tous trois sont « Handi & Capables » et le proclament haut et fort sur la campagne d'affichage de l'association Hangagés (réseau d'entreprises mobilisées pour l'emploi des personnes handicapées), conçue par l'agence de communication Tell me the truffe. Un message fort et indispensable, à véhiculer partout, tant auprès des étudiants que des établissements d'enseignement supérieur. « Les mentalités évoluent plus lentement que la loi », estime l'association dans un communiqué publié le 25 juillet 2017. Aujourd'hui, seuls 25% des bacheliers en situation de handicap poursuivent leurs études.

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